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La Marbrière



Pendant des décennies, une carrière de marbre a été en exploitation sur la face sud de Sainte-Victoire au milieu de la montagne.  

 La carrière se situe au dessus de l'éboulis rouge
La carrière se situe au dessus de l'éboulis rouge

 

Cette "marbrière" se situe en haut d'un pierrier assez raide que l'on contourne par l'ancien chemin d'exploitation (balisage marron). Ce chemin d'accès s'était détérioré (affaissement par endroits du mur de soutènement) , mais a été restauré début 2016 par le Grand Site Sainte-Victoire.

Réfection du mur de soutènement, photo de l'ASV
Réfection du mur de soutènement, photo de l'ASV
Vue d'ensemble de la Carrière
Vue d'ensemble de la Carrière

 

Au niveau de cette marbrière existent encore quelques plateformes où travaillaient les carriers. D'énormes blocs étaient sciés dans la falaise.

L'Encyclopédie des Bouches du Rhône de 1933 à propos de deux carrières de Roques Hautes et au nord de Saint-Antonin, sur les flancs de Sainte-Victoire, indique qu'elles employaient 15 ouvriers entre 1851 et 30 en 1930, moins de 5 ans avant l'arrêt de l'exploitation.
La montagne a été aménagée :
- Chemin d'accès en restanque renforcé pour supporter le passage des blocs.
- Percement de la roche pour la fixation de pieux de chêne autour desquels des cordes retenaient les blocs dans leur descente.

Les blocs extraits atteignaient 9 m de long pour 5 m de large, ils étaient ensuite redécoupés.
La technique utilisée date du 19ème siècle : Un long fil métallique hélicoïdal de quelques millimètres, relié à un moteur, attaquait la roche entraînant un mélange de sable et d'eau. La longueur du câble (Plus d'un kilomètre) était conçue pour lui permettre de se refroidir naturellement. La vitesse de coupe pouvait atteindre 22 cm à l'heure pour un bloc de 5 mètres. Les coins et des coups de barre à mine permettaient le décollage final.
Le transport se faisait d'abord à l'aide de chevaux puis de camions vers les gares d'Aix ou Fuveau. 

Il reste des coins en fer
Il reste des coins en fer

 

Quelques petits plaisantins ont exécuté des gravures "rupestres".

 

                                                             

La pierre brute avait cet aspect.
La pierre brute avait cet aspect.
Une fois polie, elle changeait d'allure.
Une fois polie, elle changeait d'allure.

 

Les blocs étaient numérotés. 

 

De gros treuils étaient ancrés dans le massif pour faire descendre ces blocs le long du pierrier.  

 

Les ruines d'un petit abri sont encore bien visibles, au-dessus de la carrière. A quoi servait-il ?
A l'époque on n'utilisait pas les cairons !

 

Beaucoup de sols de maisons aixoises ont été fabriqués ainsi avec ce "marbre du Tholonet".
L'autel de la chapelle du Prieuré, de même que les deux tables de pique-nique, situées devant le refuge Cezanne, et le socle des lions autour de la fontaine de la Rotonde à Aix-en-Provence ont été réalisés avec ces marbres appelés marbres du Tholonet. Ils sont en fait des conglomérats crétacés et tertiaires : les débris rocheux résultant de plissements datant de 70 millions d'années on été cimentés par des eaux chargées de calcaires et d'argiles rouges.

Table à pique nique près du Tholonet.
Table à pique nique près du Tholonet.
Fontaine devant le Chateau du Tholonet
Fontaine devant le Chateau du Tholonet
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